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Association des Anciens des Troupes de Marine (ex-Troupes Coloniales), de la Drôme et de l'Ardèche
 

Des tribulations...
d'une coiffure !

Calot de 1860

Au travers des siècles...

Du bonnet de police au calot...

Compagnies franches

À l'origine, les soldats se confectionnaient une coiffe taillée dans la jambe d'un pantalon réformé et repliée de façon à pouvoir tenir sur la tête. Cette coiffure "de repos" était portés, soit la pointe pendante en flamme, façon bonnet de nuit, soit repliée dans les flancs. Elle fut rapidement appelée "bonnet de police" et était réservée au service intérieur. Cet ancêtre du calot fut porté officiellement pour la première fois par les dragons au début du XVIIIe siècle. La première référence à cette coiffe dans un règlement militaire date de 1786, il y est même précisé que ce bonnet de police devait être découpé dans de vieux habits. Peu à peu, son usage se généralisera.

Initialement, le "bonnet de police", qui sera bientôt appelé "calot" se porte avec la tenue de travail où il remplace le képi et autres shako, schapska, bicorne, tricorne, colback, etc., lourds et encombrants qui ornaient le chef de nos guerriers d'antan. Cet effet vestimentaire est institué dans l'idée de pouvoir disposer d'une coiffe qui puisse se ranger dans la poche une fois que l'on entre dans la salle de police. En effet, sous le Second Empire et aux débuts de la IIIe République, pour rendre à l'uniforme tout son prestige, il n'est pas toléré qu'un puni se présente devant les locaux d'arrêts avec une coiffe qui représente son arme. Le ministère de la Guerre (c'est à dire l'armée de Terre actuelle...) adopte alors un bonnet de police dit de "forme serbe" copie du modèle de cette armée.

Officialisation très progressive...

Calot de marsouin

À l'issue de la Grande Guerre, le calot s'imposa peu à peu dans l'ensemble de l'armée de terre. Dans les troupes coloniales (puis de marine) il est traditionnellement coupé dans un drap bleu marine, sauf durant quelques brèves périodes, au cours du premier conflit mondial à partir de 1915 (drap kaki, puis bleu horizon) et avant 1939 (drap kaki). La forme à pointes, à la mode pendant la Grande Guerre, devient réglementaire d'août 1918 à 1941. Après 1945, les unités de l'armée de terre ont porté un calot de différentes couleurs en fonction de leur arme comme l'infanterie bleu marine à soufflet (ou "fond", ce que les Coloniaux appellent "fesses" ou "tranches de citron"...) rouge, l'artillerie, noir à soufflet rouge, les tirailleurs nord-africains, bleu à soufflet vert ou jaune, les spahis, rouge etc. Pour se distinguer des autres armes, les Coloniaux, jugeant les pointes de leur calot peu esthétiques sinon ridicules, prennent l'habitude de rentrer ces dernières. Ils conservent même le calot sans soufflet de 1918 et affectent de le porter légèrement incurvé ! Les anciens appellent cette manière de faire, "pipoter son calot". Ainsi, devint-il le symbole des troupes de marine, tout comme le fut durant longtemps le casque colonial.

En fait, le calot ne fut vraiment officiel, comme accessoire d'uniforme, que de 1944 à 1962.

Abandon

En 1961, le chef d'état-major de l'armée de Terre (CEMAT) décide de doter toutes les troupes de l'armée de terre d'une même coiffe en imposant le béret (probablement en raison d'impératifs budgétaires...). Les marsouins et bigors émettent une vive résistance et certains d'eux continuent à porter le calot avant de céder progressivement au port du béret. Seuls les chasseurs alpins ont conservé leur "tarte". La légion a également conservé sa coiffe traditionnelle.

Calots et galons

Caractéristiques du calot

Sur le calot ne doit apparaître que l'insigne de grade et l'ancre de marine. Cette dernière est le plus souvent en métal, de couleur rouge pour la troupe avant la seconde guerre mondiale, dorée par la suite. L'ancre a également été brodée ou, plus rarement découpée dans de la feutrine. Le calot a parfois aussi reçu l'insigne du régiment, un écusson en losange voire une patte de collet.

On voit aujourd'hui apparaître, contrairement à la réglementation, des marsouins ou bigors qui accrochent une collection d'épinglettes sur leur calot pour marquer leur passage dans différentes unités de l'Arme.

 

 

 


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